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Agendas cachés

Certains présidents de la CEDEAO, Alassane Ouattara surtout)…ont-ils intérêt que le Bénin englué dans crise politique reprenne les législatives ? Notre contexte post-électoral nourrit-il leurs complexités du réel quand on sait qu’ils sont tentés de briguer un troisième mandat dans leur pays respectif ? Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Si on reprend les législatives au Bénin, si on prend fait et cause pour la résistance contre Patrice Talon, cela n’arrangerait-il les logiques dérobées de certains présidents (surtout francophones) de la CEDEAO ?

Pour cette raison, préfèrent-ils les étiquetages simplistes de réformes au profit du pouvoir de Patrice Talon que les écrits de fins connaisseurs liés à la «vie de l’esprit démocratique duBénin» ? Tout porte à le croire.

Et dans le cas d’espèce, on voit de plus en plus les faits et gestes de Alassane Ouattara contre la démocratie béninoise au profit de Patrice Talon.

D’abord, il y a les agissements de la Commission de la CEDEAO. Cette dernière est présidée par Jean-Claude Brou, un ivoirien, un filleul du président de la Côte d’Ivoire. Sans l’aval de celui-ci, la Commission de la CEDEAO ne peut déclencher aucune mesure coercitive contre le régime Talon.

Ensuite, il faut souligner la présence de Amadou Soumahoro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire au Bénin la dernière fois. En effet, lors de la cérémonie d’investiture de son homologue béninois, Louis Vlavonou, le 27 juin dernier, la présence du premier responsable du Parlement ivoirien est une manœuvre subreptice de reconnaissance du Parlement illégitime béninois.

Comme on le voit, au moment où les démocrates béninois défendent l’Etat de droit, des autocrates promeuvent l’arbitraire. Et dans le cas de la Côte d’Ivoire, si Alassane Ouattara fait tout pour retarder la bouée de sauvetage que la CEDEAO doit donner au Bénin, c’est qu’il a un agenda caché.

En effet, en 2020 dans son pays, il tentera de briguer un troisième mandat. Alors que la fin de son règne politique est proche, le prochain saut de renouvellement du mandat de Alassane Ouattara ne se fait pas de manière isolée dans la sous-région.

Tous les calculs sont donc bons pour une compression autoritaire capable de bloquer même la logique ‘’peace building’’ y compris dans sa forme novatrice et légendaire comme c’est le cas du Bénin.

Mais avant que les comptes y soient en Côte d’Ivoire pour la présidentielle de 2020, il faut tester le dispositif sous-régional à travers les manœuvres politiques des pouvoirs autoritaires établis.

Et quand on décide de le faire, rien n’est pris en considération ni le poids des contraintes structurelles ni la pesanteur des drames nationaux à dépasser ou à purger.

Face à ces agendas cachés, le Bénin de la résistance pourra-t-il anéantir ce mythe du protecteur jouant le double-jeu pour le plus grand intérêt d’un pouvoir autoritaire ? Elle a intérêt, car face à ce cout-risque sur la voie démocratique du Bénin que certains veulent désormais qu’elle soit un mirage, un luxe… la résistance doit être proactive.

Pour cela, elle doit recourir aux nouvelles moutures sur la culture politique pour déjouer tous les plans orchestrés contre le peuple souverain avec le soutien des parrains sous-régionaux. Le réalisme d’une résistance est à ce prix à moins de légitimer une gouvernance autoritaire.

Par Titus FOLLY

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