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Après la fin du ‘’camp’’ de Cadjèhoun : Yayi toujours attendu devant la justice (Talon a-t-il pardonné ?)

L’ancien président, Boni Yayi, n’est plus caserné. Patrice Talon a ordonné la fin de sa résidence surveillée. Cependant, le départ des forces de l’ordre de Cadjèhoun n’équivaut nullement pas à l’abandon des charges contre Boni Yayi..

Patrice Talon a pardonné. Conséquence, Boni Yayi a déjà quitté le territoire national via Lomé pour la France. Mais en dépit de la ‘’mansuétude’’ du chef de l’Etat, l’ancien chef de l’Etat ne pourrait se soustraire à la procédure judiciaire ouverte contre lui. Le juge Aubert Kodjo, même en absence de Boni Yayi poursuit inlassablement son travail. Il ne peut en être autrement.

En effet, la fin du casernement du domicile de l’ex président de la République à Cadjèhoun n’est nullement pas synonyme de l’abandon des charges contre lui. Celui-ci présumé instigateur des violences survenues à Cadjèhoun, les 1er et 2 mai 2019 doit être entendu dès son retour au pays après ses soins. Dès lors, Patrice Talon a-t-il pardonné Boni Yayi ? Question à qui de droit.

La réaction de Lafia

Et à ce sujet, la réaction du ministre de l’intérieur, Sacca Lafia, est sans ambages. Selon lui, la levée de siège chez Boni Yayi est due aux garanties des rois de Savè et de Tchaourou.

«Ce départ de la police fait suite à l’intervention des rois, sages et notables de la ville de Tchaourou et ceux de la région de Savè», a-t-il souligné sur le média international, RFI.

Poursuivant, ce membre du gouvernement a laissé entendre que le rappel des éléments de la Police républicaine dans la nuit du vendredi au samedi 22 juin 2019 n’est pas anodin.

À en croire le ministre de l’Intérieur : «…Les notables étant visiblement des hommes épris de paix, ils ont promis d’œuvrer pour la consolidation de la paix sur toute l’étendue du territoire national en l’occurrence dans la région septentrionale du Bénin. C’est donc à juste titre que la hiérarchie policière a jugé inopportune la présence des forces de l’ordre en face du domicile de l’ancien président Boni Yayi», a-t-il dit.

Et pour finir, il a laissé à la postérité que Boni Yayi reviendra pour répondre aux juges dès qu’il finira ses soins.

Dans le rétroviseur

Pour rappel, le procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) de Cotonou, Mario Mètonou, lors d’un point de presse le mardi 18 juin 2019 à Cotonou, a annoncé des mesures coercitives contre Boni Yayi. Cette sortie médiatique avait trait aux violences des 1ers et 2 mai 2019 à Cotonou. Au cours de sa sortie médiatique, il a évoqué l’implication de l’ancien président de la République du Bénin Dr Thomas Boni Yayi dans les violences.

Selon lui, l’ex-chef d’Etat béninois, Boni Yayi, est impliqué dans les événements du 1er mai et 2 mai 2019 à Cotonou. «Des interrogations et des pièces au dossier, il résulte une implication personnelle de l’ancien président de la République Mr. Boni Yayi…» a déclaré le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou.

C’était l’occasion pour lui de justifier la décision du magistrat instructeur à entendre l’ex chef d’Etat béninois Boni Yayi dans le dossier «d’incitation directe à un attroupement non armé et de participation à un attroupement armé» lié aux événements des 1er et 2 mai 2019 à Cotonou. Un dossier renvoyé au juge d’instruction pour complément d’enquête.

La bataille entre Boni Yayi et Patrice Talon est donc loin d’être finie.

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