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Bénin : Issoufou, mieux que Buhari ?

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, prend les rênes de la CEDEAO. Il remplace celui du Nigeria, Muhammadu Buhari, chloroformé et qui n’a rien pu faire pour le Bénin englué dans une crise électorale. Le chef de l’Etat du Niger quant à lui, pourra-t-il donner une bouée de sauvetage au Bénin ? Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

A l’issue de la 55è session ordinaire de la Conférence de la CEDEAO qui s’est tenue à Abuja au Nigéria, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a désormais le pennon en main. Que peut-il pour le Bénin, là où le président Buhari a lamentablement échoué ?

En effet, le président du Niger, prend la relève de son homologue nigérian, à l’heure où la crise relative aux élections au Bénin, sert comme un point d’entrée d’une analyse générale de cette institution qui fait du deux poids, deux mesures. Même si comparaison n’est pas raison, on a vu la CEDEAO prompte à régler le cas gambien.

Mais, concernant, le Bénin, c’est un débat récurrent depuis plus de quatre mois sans solution. Sur le dossier béninois, on a vu une institution chloroformée, endormie, assoupie, anesthésiée, ankylosée, engourdie.

Gambie-Bénin : comme comparaison et différenciation, quelles sont les logiques politiques qui s’y ignorent ? Le cas gambien était-il une exemption ? La situation du Bénin consacre-il les déboires du modèle de sortie de crise dans l’espace CEDEAO ? Autant d’interrogations.

Si l’actualité du Bénin abonde dans cette lecture critique pessimiste qu’entretient des inconnues, c’est qu’il faut souligner la malchance de Yaya Jammeh, l’ex président de Gambie et la chance de Patrice Talon.

En effet, le premier a croisé les gangs avec un certain Marcel de Souza, la cheville ouvrière de la CEDEAO en son temps. On connait les fulgurances de ce sémillant cadre béninois, décidé, hardi, résolu, déterminé. Malheureusement, Marcel de Souza, c’est désormais de l’histoire ancienne.

Il a été remplacé en 2018 par l’ivoirien, Jean Claude Brou, à la tête de l’instance de gestion de la CEDEAO. Sans offense à sa personne, Jean Claude Brou n’est pas Marcel de Souza. C’est deux tempéraments aux antipodes de l’efficacité. Marcel de Souza, dans ses attributs et spécificités, refusait d’être enrégimenté dans un quelconque modèle de pensée. Ce qui n’est pas le cas de l’ivoirien qui ne s’est pas émancipé de son président Alassane Ouattara, dont les atomes politiques et financières le rapprochent trop aisément de Patrice Talon. Celui qui devrait impulser la charge contre Patrice Talon, n’a pas les coudées franches. Alassane Ouattara veille aux grains donc pour Patrice Talon.

Mieux, il y a le président Buhari dont la lourdeur bureaucratique n’est plus à démontrer. L’un dans l’autre, les tenants de la ‘’Rupture’’ n’ont pas à craindre pour leur numéro matricule.

Et c’est dans ce contexte, que le président du Niger vient prendre les rênes de la CEDEAO. Pourra-t-il régler le cas du Bénin. Quand, on sait que Ouattara est là ?

Contrairement au président Buhari, celui du Niger est proche de Nicéphore Soglo, son mentor. Mieux, il part de la magistrature suprême de son pays dans un an et refuse un 3ème mandat. N’ayant donc pas de pression, va-t-il gommer les dysfonctionnements qui ont pris le pas sur les imperfections de la CEDEAO ?

Va-t-il régler le problème du Bénin pour éviter à l’avenir que dans les autres pays, les élections porteuses de violence, de crises (post et pré-électorales), d’instabilité et de cristallisation ethnique identitaire surgissent? On attend de voir. A l’ouvrage, on connaitra l’artisan.

Par Titus FOLLY

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