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Développement socio-économique : la revalorisation de la filière palmier à huile s’impose

La culture du palmier à huile est une activité à fort potentiel économique. Malgré toutes les prédispositions prises par le Bénin pour en tirer profit, cette filière peine à prendre son envol.

«La revalorisation de la filière palmier à huile est très indispensable pour le développement de notre pays», a insisté le directeur général adjoint du Complexe oléagineux d’Agonvy (Coda-Béni) du Bénin, Rock Apollinaire Aho.

A l’en croire, il est hanté par l’état actuel d’une filière longtemps considérée comme un potentiel atout de l’économie béninoise. En effet, la mauvaise gestion des fonds et des ressources humaines au niveau de l’Union régionale des coopératives d’aménagement rural (Urcar) depuis plusieurs années constitue une véritable gangrène qui empiète sur le rendement des palmiers à huile.

Le triste film des années 2008 avec des pertes en vies humaines est venu hypothéquer le brin d’espoir que nourrissaient encore les différents acteurs impliqués dans cette filière.

Une situation peu reluisante qui n’a pas forcement permis au Coda-Bénin d’avoir la matière première nécessaire pour son fonctionnement comme le déplore Rock Apollinaire Aho : «l’usine a une capacité de 70 000 tonnes d’huile par an. Avant la privatisation, nous allions au-delà de 40 mille tonnes mais depuis que c’est privatisé, l’usine ne produit plus que trois mille tonnes. Et cela est dû à la mauvaise foi des anciens responsables de l’Urcar qui ont organisé la vente parallèle des régimes de palme et sont allés jusqu’à créer une mini usine. En 2015, on était même obligé d’aller au Nigéria pour payer de régimes, car on n’en trouvait plus sur place».

Depuis deux ans, l’atmosphère devient de plus en plus détendue et le sourire perdu depuis des années se retrouve désormais sur les lèvres. Même des coopérateurs, propriétaires terriens restés impayés depuis 10 ans rentrent de plus en plus dans leur droit avec la nouvelle dynamique impliquée par le gouvernement du président Talon ayant abouti à la mise sur pied d’un comité paritaire pour la gestion de l’Urcar.

Des changements oui, mais encore du travail à faire

Un changement salutaire qui ne peut laisser personne indifférent, précise le directeur général adjoint du Coda-Bénin : «(…) nous avons senti un changement surtout dans l’écoute de nos difficultés. Des populations étaient en souffrance et tous leurs biens étaient détournés. Mais aujourd’hui, elles ont de sourires aux lèvres et ça, on ne peut qu’applaudir».

Intervenant sur la question du non payement des impôts ayant fait objet de vifs débats lors de la dernière séance de reddition de comptes à la mairie d’Adja-Ouèrè, Rock Apollinaire Aho explique que cela ne saurait en être ainsi car selon le contenu actuel de la loi portant sur la Taxe du développement local (TDL), il y a des imperfections et invite les élus municipaux et les législateurs à revoir le libellé.

«La TDL est un impôt indirect donc à prélever auprès du transporteur. Mais selon la règlementation en vigueur, nous estimons que le législateur n’a pas tenu compte du palmier à huile. Car, il est dit que la taxe sur les oléagineux est prélevée 1 Franc à 5 Francs par kilogramme de produit transporté. Si nous prenons le régime de palme, pour un véhicule qui transporte 12 tonnes, il lui faut prélever 12 mille Francs ou 60 mille Francs.

Alors que le transporteur n’est payé qu’à 50 mille Francs au plus. Pour une taxe, on ne peut que prélever ce qui l’est. Aux maires et au préfet, nous avons demandé d’écrire à l’endroit du législateur pour que cela soit corrigé.
Mais c’est des politiques et jusqu’aujourd’hui, c’est demeurer ainsi. Mais en attendant, nous leur avons demandé à ce qu’on procède de la même façon que les transporteurs du sable», a-t-il confié.

De la nécessité d’aller à une table ronde

Mais pour permettre à ce que soient révélées et mises à profit toutes les potentialités liées à la filière palmier à huile au Bénin, une table ronde s’impose.

«Il faut que les acteurs de cette filière soient identifiés et regroupés pour une table ronde sans langue de bois. Cela va nous permettre d’identifier les vrais problèmes liés à la filière. Il y a beaucoup de potentialités comme l’essor industriel, la production d’énergie électrique… que nous pouvons encore développer à travers la filière palmier à huile pour le développement socio – économique de notre pays», a-t-il souligné.

Des pistes de solution ainsi tracées, il serait alors de bon ton que les différents acteurs prennent conscience des atouts cachés dans cette filière d’activité pour faire du Bénin un pays prospère. Ce n’est qu’une simple question de logique !

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