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Du calme

Patrice Talon a enfin signé l’accord sur la Zone de libre-échange continentale (Zlec). C’était le dimanche 7 juillet 2019 au 12ème sommet extraordinaire des chefs d’Etat de l’Union africaine qui s’est déroulé à Niamey au Niger. Dès que le chef de l’Etat a ratifié le document, la pléiade de ses homologues a ovationné le premier magistrat béninois à tout rompre.

Au-delà de l’acte, Patrice Talon qui est confronté à une crise post-électorale a-t-il ainsi reçu l’absolution de ses pairs pour passer l’éponge ? Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Si Patrice Talon a eu la standing ovation au sommet de Niamey, c’est tout simplement en lien avec l’acte important qu’il a posé. En effet, à la solennité de la signature du document relatif à la Zlec, il est normal que ceux qui ont été réticents comme Patrice Talon et qui ont finalement dit ‘’Oui’’ soient congratulés.

En effet, le chef de l’Etat fait partie de ceux qui ont demandé un moratoire, un délai de réflexion avant de donner leur accord de principe. Maintenant avec la signature du document de la Zlec, c’est chose faite. Le Bénin est donc désormais dans la bonne case, celle de l’intégration africaine.

L’autre chose, si Patrice Talon a été fortement acclamé, selon notre envoyé qui était au sommet à Niamey, c’est parce qu’il a été l’un des rares chefs d’Etat du continent à ne plus exiger de visa avant de venir dans son pays. Et pour cet acte aussi important, Patrice Talon, a eu également les lauréoles.

Mais au-delà de ces considérations, peut-on alors arrêter les annonces prématurées des janissaires de la ‘’Rupture’’ ? Pour ceux qui ont cru que si l’applaudimètre de Niamey a répandu en échos les ovations nourries pour Patrice Talon, c’est que la crise est derrière nous. Il se fait que les applaudissements sont donc loin d’être une caution relative à la crise post-électorale. La crise est là, bien là et on ne saurait passer l’éponge dans les conditions actuelles.

Avec la situation politique qui prévaut au pays de Patrice Talon, c’est que la crise est intacte. Et Patrice Talon ne peut s’y dérober encore pour longtemps. D’ailleurs, le chef de l’Etat a parlé de dialogue. Et le récent communiqué de la CEDEAO invite le gouvernement du Bénin à un dialogue inclusif sans aucune exception.

Mieux, Patrice Talon ne peut faire le choix unilatéral d’exclure du dialogue ceux qu’il considère comme ‘’perturbateurs’’ de la sécurité. D’où un dialogue sans pré-conditions. Patrice Talon au regard de la situation socio-politique qui prévaut ne fait rien pour l’endiguer, les différentes vues d’ensemble qui donnent l’impression qu’on tend vers les nouveaux habits de l’autoritarisme seront confirmées.

En effet, au regard des législatives exclusives et ensanglantées, la sortie de crise des autoritarismes actuels ou le resserrement autoritaire post-électoral (c’est selon), est loin d’être sur la bonne trajectoire. Patrice Talon le sait et il ne peut en être autrement après le vote mal acquis du 28 avril 2019 et les formes de contestations et de répression après lesdites élections.

Si cette situation politique détestable se poursuit, ce sera dramatique pour les marges inscrites pour la démocratie. On ne saurait continuer à détruire la valeur par des comportements antinomiques à la paix et au développement.

La crise est réelle et la démocratisation sous contrôle est illusoire. Il faut donc sortir des lointaines périphéries pour des réflexions en vue de vite trouver les dynamiques du dialogue.

Par Titus FOLLY

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