Éditorial du jour : Criet, tenter le rachat…

Avocats interdits de parole, menaces ethnocentriques, procès expéditif…C’était les 04 et 18 octobre 2018 lors du dossier Ajavon. Mais pas enchantement, depuis le 17 décembre dernier, avec le procès ‘’ICC-Services’’ en cours, la mémorable saga des violations du procès relatif à la cocaïne a disparu.

Avec le dossier en cours, tente-t-on de redorer le blason du professionnalisme terni ? Dans l’exercice de l’éditorial du jour, j’analyserai cette actualité.

Se racheter a-t-elle une heure sinon une date de péremption en dépit de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque ? Question à qui de droit !

En effet, depuis le 17 décembre dernier, la Criet est apparue sous un meilleur jour. Contrairement à sa tutelle de bouffon dans le dossier Ajavon, elle fait l’effort de changer. Depuis le lundi dernier, la Criet a fait recours à un ensemble de conduites langagières.

Tout porte à croire qu’on a désormais un office où on tient au vernis intellectuel de la tenue d’un procès acceptable. Les avocats ont droit à parole et ne sont ‘’blacklistés’’. Les menaces ethnocentriques relatives à la puissance de «l’endogéniété» d’une région du Bénin n’ont plus droit de cité. Le procès ne sera pas expéditif.

Ce qui n’a pas été le cas lors du dossier Ajavon, où on avait eu droit à de nombreux outils de raisonnement non efficaces. Même si les matrices analogiques du droit ont changé, le présent dossier a permis de retrouver le respect de l’orientation d’origine du droit à la première échelle d’intelligence d’un procès.

Avec le dossier de cocaïne, la Criet a refusé d’appréhender la complexité du sujet dans sa globalité. Ici, elle trouve pour le moment toute sa place au cœur de la démarche clinique lors de l’examen de ce rocambolesque dossier d’escroquerie.

Ce qui fait que depuis lundi dernier et au regard de ce changement qualitatif de la Criet, mes compatriotes se demandent si la nouvelle amplitude n’est pas une manière de se racheter après le procès détestable relatif au dossier Ajavon?

Les responsables de la Criet veulent-ils se racheter ? Je le crois bien à défaut de les voir envisagés spontanément. Il ne peut d’ailleurs en être autrement.

En effet, suite aux récriminations des spécialistes du droit, les responsables de la Criet sont conscients qu’ils ont causé un tort sérieux à la pratique de la tenue d’un procès et à l’indépendance de la justice.

De ce fait, le dossier ICC-Services donne aux garants de la Criet, l’occasion de permettre aux émotions de retomber. C’est d’ailleurs la seule manière pour eux d’alléger le fardeau de l’offenseur. Surtout que celui est englué dans un (insoutenable) sentiment de culpabilité !

Comme on le voit, le dossier ‘’ICC-services’’ est donc pour la Criet une occasion en or pour rétablir une relation de confiance avec le peuple souverain. Dans le même temps, le dossier en cours lui offre l’occasion de consolider à nouveau ses relations avec son domaine professionnel.

La Criet est-elle totalement requinquée ? Tout dépendra désormais de ses responsables, car la culpabilité est encore là pour leur rappeler qu’ils n’ont pas encore l’absolution.

Tant que l’acronyme (Criet) et ses nombreux items garderont la conception d’une mesure d’animosité contre l’intelligence procédurale globale comme ce fut le cas contre Sébastien Ajavon, il en serait ainsi.

Par Titus FOLLY

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