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Éditorial du jour: Fier de voter ?

73% de compatriotes n’ont pas voté le 28 avril dernier. C’était à l’occasion des élections exclusives. Nous étions de ceux-là qui ont fait les frais du masque aveugle de ceux qui nous dirigent et qui ont pris cette décision inique.

Mais contrairement aux autres concitoyens qui n’auront plus l’occasion de voter en 2019, le devoir professionnel nous appelle aux urnes. Le 15 juin prochain donc, nous éliront le représentant de la catégorie presse écrite. Légitime satisfaction ? Oui, mais quand après nos suffrages, l’Assemblée nationale que le président Soglo qualifie de ‘’Parlement de sang’’ désignera trois représentants à la prochaine mandature de la Haac, nos enthousiasmes doivent-ils être douchés ? Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Aller voter le samedi 15 juin prochain est pour nous une opportunité rêvée. En effet, en exprimant nos suffrages ce jour-là de manière résolue, c’est pour sortir du paradigme toxique de cette démocratie d’exclusion qui a eu lieu le 28 avril dernier.

En faisant, une rétrospective des contingences survenues durant tout ce processus électoral jusqu’à ce jour, la frustration est grande. Car on continue d’avoir une multitude de réactions souvent outragées et d’une sensibilité partisane rarement constructive après ces législatives exclusives.

Empêcher le peuple souverain de voter, a été une décision dommageable qui nous administre depuis lors, une vertueuse piqure de rappel. On a compris les valeurs qui sous-tendent notre démocratie sous la ‘’Rupture’’ ne sont pas aussi immuables que l’on aimerait pourtant le croire.

On a été purement et simplement exclu du processus électoral. Et la suite des évènements jusqu’à ce jour nous prouve en prime qu’il existe bel et bien désormais un malaise au Bénin. Un malaise si difficile à identifier, si compliqué à nommer comme un tambour sans nom. Dans ces conditions, plus on le cogne, plus son bruit sourd nous enveloppera plus il nous détournera des véritables objectifs. .

Mais contrairement aux autres qui continuent de ruminer leur colère, nous avons l’occasion d’avoir un grand bol d’air. Il s’agit de celui de l’élection du représentant de la presse écrite à la 6ème mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Même si cette élection n’a pas la même charge constitutionnelle que les législatives, on peut avoir une légitime satisfaction d’avoir eu un effet compensatoire.

Mais attention, aller voter le 15 juin 2019 n’est-il pas un erronément labellisé ? En effet, selon le cadre règlementaire encore en vigueur au Bénin, après l’élection des trois représentants des professionnels des médias à la Haac, le Parlement illégitime et monocolore va procéder selon la Constitution, à la désignation de trois représentants pour ladite mandature.

Rentrons immédiatement dans le vif du sujet. Certains nous reprochent déjà notre ‘’couardise’’ pour avoir accepté d’élire quelqu’un. Ceui-ci sera bientôt aux côtés des gens désignés par un Parlement dit de ‘’receleurs d’élections’’ selon les propos de Candide Azannai lors d’une récente conférence de presse suite aux législatives exclusives.

D’où la grande déception potentiellement court-termiste, car nos espoirs sont rongés sur le long terme par les fondements de la démocratie version ‘’Bénin révélé’’. Dès lors, que faut-il faire face à une telle situation ? Il s’agira de nous efforcer à l’aide de débats publics et démocratiques à changer le cours des choses avec ce pouvoir qui nous enrhume.

Par Titus FOLLY

 

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