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Éditorial du jour : Je m’appelle “Machiavel”….

Le 28 avril 2019 s’est déjà ébranlée avec son déploiement de réalités. Les législatives annoncées que déjà des contes et histoires de résiliences s’écrivent. Le régime de la ‘’Rupture pour son premier test électoral sera-t-il à la hauteur de l’évènement ? Va-t-il choisir Machiavel ou fréquenter Montesquieu ? Je vous invite à partager mes réflexions dans l’exercice de l’éditorial de ce jour.

Les législatives ouvrent le bal le 28 avril prochain avant les municipales en 2020 et la présidentielle en 2021. Que doivent faire le pouvoir du ‘’Bénin révélé’’ et Patrice Talon ? Choisir la liberté des citoyens ou recourir à un système à hauts risques ? Entre ces deux choix, il y a deux écoles. Il s’agit de celles de Machiavel et de Montesquieu.

La première offre la possibilité de surfer sur l’authenticité des représailles contre les adversaires de la ‘’Rupture’’ pour les empêcher de gagner les prochaines législatives. Et ici, l’idée qui me vient à l’esprit, c’est le rôle primordial que va jouer la direction générale des impôts en ce qui concerne La délivrance du quitus fiscal. Cette démarche sera-t-elle un saut d’obstacles pour les opposants ?

A cette question Nicolas Yènoussi, le directeur général des impôts seul en son âme décider de s’acquitter de ses obligations en appliquant simplement les textes de loi qui conditionnent la délivrance de ce document fiscal. Mais connaissant le modus du pouvoir actuel, je crains des moments difficiles pour ce sémillant et grand cadre.

Mieux, je redoute des instants de grincements de dents pour les acteurs de l’opposition. Il ne peut en être autrement, car le gouvernement de la ‘’Rupture’’ utilisera les dispositions de la loi qui font du quitus fiscal, une condition sine pour torpiller la marche inexorable des adversaires vers la 8ème législature.

A l’étape au regard du tableau clinique de ce pays par rapport à la lutte contre la corruption enclenchée par Patrice Talon qui a su soulever quand même ‘’des lièvres’’, il y avait eu de la torpeur. En effet, il y avait une fréquence pour revisiter les annales de tous ceux qui n’ont pas été encore jetés en prison sous le couvert de la lutte contre la corruption. On a donc assisté à l’ alignement des pieds.

Sur ces marches donc, penser, ressentir et faire payer un tribut à l’adversaire politique a été inexorablement démontré à l’opinion publique comme une constante pour martyriser ou pour affaiblir les différentes personnalités de l’opposition.

Avant, on s’attaquait à toutes les grosses cylindrées qui représentent des barricades pour les intérêts économiques du régime. Maintenant, le pouvoir actuel va défoncer toutes les figures de proue du damier national qui pourraient être un handicap pour sa quiétude politique. Et comme après trois ans de pression, certains sont loin d’être en harmonie avec la ligne unitaire du système en place, il faut les empêcher d’aller au Parlement.

Mais comme en ce début d’année, le régime est dans de nouvelles prédispositions, Montesquieu peut prendre le dessus sur Machiavel associé aux compilations privées et aux règlements de comptes ? A demain donc pour poursuivre l’analyse.

Mais avant, je saisis cette occasion la première de l’année pour vous formuler au nom de votre journal les vœux les meilleurs pour 2019.

Par Titus FOLLY

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