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Editorial du jour: l’arbitraire, une réforme

Avec la situation socio politique actuelle du Bénin, on est en droit de se demander s’il était opportun de restructurer la Nation ? On ne peut plus ignorer cette interrogation, car en lieu et place des réformes, c’est l’arbitraire qui a pris corps. Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Doit-on est surpris par la tournure des événements dramatiques au Bénin ? Apparemment non. En effet, dès l’entame de la gouvernance Talon, tout indiquait que des réformes tant souhaitées n’étaient que des privilèges auprès des matons pour certains. Et pour d’autres, une obligation à subir la puissance publique. Et dans ce dernier cas, il faut en payer le prix, le bon prix. Et nous en sommes là.

Si les réformes ont échoué, c’est parce que l’arbitraire a été érigé en règle. Et Boni Yayi, en a été la principale cible. En effet, les odeurs pestilentielles des ‘’poisons’’, n’ont pas pu impulser un profond mouvement de réconciliation entre Boni Yayi et Patrice Talon. Résultat, les dégâts collatéraux de cette funeste affaire ont allègrement marché sur les plates-bandes de la démocratie et de liberté humainement raisonnable.

Dans cette affaire, Boni Yayi a dit qu’il a pardonné. Etait-il sincère ? Mon oui est sans ambages. Primo, puisqu’il a permis le retour de Patrice Talon à ses pénates. Secundo, il lui a permis d’être candidat et de briguer le pouvoir. Tercio, il lui a offert une bible. Une charge des plus mémorables.

Mais au moment où Boni Yayi doit jouir de cette prédisposition à la paix, il n’a eu droit qu’aux représailles. Et comme Boni Yayi a été identifié comme le martyr, le peuple naturellement est venu assurer lui-même sa sécurité en résistant au besoin au gouvernement.

Mieux, le vivre ensemble sous prétexte de faire des réformes, a été étiolé et la communauté politique s’est donnée ce droit de résister. Cependant, on peut à ce stade théoriser et comprendre la résistance du peuple.

Il ne peut en être autrement, car avec les réformes, le pouvoir souverain s’évanouit. La Constitution en place ne fait plus barrage à l’oppression avec un pouvoir dé-constituant.

Alors s’ouvre ainsi, une nouvelle ère pour le droit de résistance : celle de son inscription problématique dans les déclarations de droit. Y compris sous forme de «devoir sacré» face à des lois de substitution qui ont vidé la loi fondamentale de son contenu.

Et depuis les législatives du 28 avril dernier, la situation sociopolitique du Bénin est davantage critique. Un ancien président est bloqué à résidence sans motif en violation des droits élémentaires des droits humains. Des jeunes leaders de l’opposition et tous ceux qui mettent des avis contraires à l’endroit du pouvoir en place sont convoqués devant le juge ou mis aux arrêts.

Même si on doit condamner la violence sous toutes ses formes avec la dernière vigueur, il nous faut revenir à l’âge d’or des doctrines du droit. Les réformes de Talon ont échoué. Il faut le reconnaitre. Alors vivement l’État de droit, la démocratie constitutionnelle, la justice pour éviter la désobéissance civile qui est sur le point de s’ouvrir en contrepoint.

Par Titus FOLLY

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