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Editorial du jour : Résistance

La question du droit à la résistance se pose avec acuité ces derniers temps. Mais comment adapter le contexte actuel face à un code pénal très dur qui criminalise à la moindre incartade tout manquement ? Mais avant dans l’analyse de l’éditorial du jour, j’ai une grande pensée pour les jeunes résistants comme Habib Ahandessi, Hermann Kokou, Laourou Moudjibou…la liste devient longue…et sans oublier les autres.

L’opposition s’autorise le droit pour résister. Mais elle est confrontée à l’effet dissolvant d’un pouvoir fort qui a tout verrouillé par la répression.

En effet, suite à ce problème-test d’un scrutin exclusif et d’un Parlement illégitime, il fallait s’organiser. Mais très tôt, la contestation comme l’éloge du vitalisme n’a pas suffi. Ce qui fait que les résistants ont été confrontés à un vestige de temps. Avec pour effet, la politique pleinement saisie par le droit mais livrée au jeu délétère des rapports de forces.

Pourtant, à rebours de ce manifeste aux accents béninois, une vision des ‘’forces de la résistance’’ a vu le jour. En effet, l’opposition ‘’pétanquée’’ de l’Assemblée nationale, a eu comme réponse la plus immédiate de légitimer l’acte de résister en invoquant l’autorité de principes juridiques supérieurs devant s’imposer à un pouvoir qui les bafoue.

Mais pour que ce droit de résistance soit opératoire, il était nécessaire que soient réunies un certain nombre de conditions épistémologiques. Objectif, permettre de dénoncer de façon infaillible l’injustice ou l’illégalité de l’acte auquel on entend s’opposer.

D’où le choix d’un symbole et des hommes. En guise de symbole, il faut souligner le rôle capital dévolu au siège du parti de la Renaissance du Bénin à Cotonou. Cette citadelle est devenue l’épicentre des initiatives pour contester le pouvoir dictatorial de la ‘’Rupture’’. Et le régime de Talon est tellement conscient de cette mission qu’il est contraint d’organiser des expéditions punitives pour étouffer toutes les initiatives venant de l’adversaire.

Il y a ensuite les hommes qui en constituent l’étalon. C’est un véritable trust d’opposants de toutes obédiences. En effet, les forces de la résistance sont convaincues qui leur appartient d’assurer en dernière instance les stratégies idoines pour contraindre l’adversaire de renoncer à la voie du passage en force.

Dans un tel contexte, le droit de résistance devient l’outil qui permet de neutraliser une norme juridique positive contrevenant aux droits de l’Homme et des peuples afin de rétablir la justice. Ceci suppose une conception juridique du politique, selon laquelle le pouvoir s’articule intimement au droit. Sans cela, le pouvoir qui tient à sa préservation fera tout pour faire échec à son adversaire.

Dans cette opposition de style, il urge que la résistance soit astucieuse face à un code pénal qui criminalise radicalement au ‘’sens vrai’’ du droit, toutes dispositions contraires à l’autorité légale. Et les faits sont là tangibles, car selon la construction psychique du sujet, ce n’est pas un pur fantasme. On est en face d’une dialectique entre le droit posé et le droit non posé.

Et par rapport à cette assertion, l’interprétation authentique, c’est l’obéissance ou rien. De ce fait, l’acte de résister pour être possible doit tenir compte d’un certain nombre de paramètres, Ce qui semble être loin du compte quand on voit le nombre important de résistants qui croupissent en prison ces derniers temps. Habib Ahandessi, Hermann Kokou, Laourou Moudjibou, et tous les autres (la liste est longue…)

Le prix à payer pour le moment est lourd. Mais la seule satisfaction, c’est que la résistance est comme au prétoire. Un moyen utilisé comme une tribune qui permet au citoyen vigilant de revendiquer la consécration d’un droit de résistance à l’oppression.

Par Titus FOLLY

 

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