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Éditorial du jour : Révision, d’où vient encore ce coup ?

On est en pleine crise électorale. C’est une certitude, c’est une réalité. Pour en sortir, les tenants de la ‘’Rupture’’, nous renvoient à leur sens récurrent : «la révision de la Constitution». Pour eux, c’est la solution primordiale. Et l’article 80 est cette fois-ci dans leur viseur. Objectif, proroger la fin de la 7ème législature de 45 jours. Quand on connait le régime de Patrice Talon dans ses techniques et dans son esthétique de coups fourrés, faut-il réviser avant de régler la crise électorale ? Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Le Parlement béninois pourrait procéder dans les tout prochains jours à une révision constitutionnelle. C’est ce qui ressort de la restitution des travaux du Comité paritaire, chargé de faire des propositions consensuelles, pour une participation inclusive aux élections législatives d’avril 2019. Et voici la révision qui profite de la crise électorale pour ravir la vedette à tout le monde.

En effet, on croyait que la modification du code électoral et de la charte des partis à eux seuls pouvaient nous faire sortir d’affaire. Erreur, c’est la révision qui est agitée en guise de piste fiable pour dénouer ce bras de fer politico-juridique au sujet des élections. Ce qui intrigue plus d’un. Et pour cause.

En effet depuis 2016, la révision de la Constitution est une priorité pour Patrice Talon. Dans le même temps, c’est un psychodrame pour le peuple. On a encore en mémoire les deux premières tentatives de révision qui ont échoué. Il s’agit de celle du 04 avril 2017 et celle du 05 juillet 2018. Et voici l’imbroglio électoral qui donne au régime de la ‘’Rupture’’ une occasion en or aussi bien en consistance qu’en progression. C’est selon, car les acteurs actuels sur le damier électoral n’ont pas les mêmes atouts ni les mêmes faiblesses.

C’est le cas de l’opposition. Cette dernière recalée est dos au mur. D’où ce marchandage astucieux du régime actuel. Réviser la Constitution pour permettre à l’opposition de participer aux élections. En effet, coincée pour les élections, l’opposition lèvera-t-elle le pied en terme de dessin ou de silhouette pour concéder et accepter sa participation aux prochaines élections ?

Nous sommes en face d’une équation à plusieurs inconnues. Face à cela, beaucoup de paramètres entreront en ligne de compte. Ici, je veux m’attarder surtout sur la position de la mouvance présidentielle.

Avec cette crise électorale, elle a un “profil perdu”, des “contours suspects”, un “visage à demi dérobé”. En tant qu’actrice de cette situation rédhibitoire, elle est consciente que le peuple ne lui permettra pas d’accéder les dernières marches de son belvédère préféré. Résultat, il sera très difficile à la famille politique de Patrice Talon, sans gaucherie de s’en sortir.

Quant à l’opposition, elle n’a pas le choix. Elle ne peut ni s’arrêter ni s’accouder à la balustrade. En effet, l’opposition déterminée même si elle est dans une position assez délicate ne peut s’immobiliser, le pied suspendu, retenant son souffle, et accepter le fait accompli avec comme conséquence la coulée des fleurs.

Autrement, l’opposition ne peut se permettre de cautionner un énième subterfuge pour lui porter ombrage. Elle a donc compris que cette nouvelle tentative de révision de la Constitution n’est qu’une nouvelle brèche par laquelle «l’émirat autocratique» qui règne pourrait user de son influence pour convaincre ses protagonistes de la validité de son coup.

Révision de la Constitution, d’où vient encore ce coup ? Au regard des cristaux qui ne sont plus en équilibre, le nouveau coup vient-il de Patrice Talon ou de ses lieutenants ? En effet depuis le 06 mars dernier, le chef de l’Etat traduit le fait d’apaiser la tension électorale.

Pour cela, depuis quelques, il ne dit plus rien. Mais il est là et observe en attendant les solutions parlementaires de la crise. Alors pourquoi encore cette entreprise la plus abjecte de révision de la Constitution? Même si on a aucune preuve qu’il en est l’inspirateur, «ce coup ressemble à du Patrice Talon sans Patrice Talon», pour reprendre l’expression de l’autre.

Par Titus FOLLY

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2 Commentaires
  1. Amos dit

    Exercice biaisé, article pas sérieux. En quoi les deux blocs de la mouvance auraient-ils besoin d’une quelconque révision constitutionnelle pour aller aux législatives? Tant que vous resterez aussi malhonnêtes dans ce pays, nous ferons toujours du sur place.
    Vous ne vous en prenez pas aux voyous qui sont réfractaires aux lois et vous vous faites toujours assigner l’obligation de chercher la petite bête du côté de la Rupture. Évidemment, vous êtes en mission commandée, mais vous devez comprendre qu’il n’y a que des idiots et vos commanditaires qui se laisseront masturber psychologiquement par vos articles creux. Le Peuple béninois n’est pas une masse d’imbéciles comme vous le croyez. Faites un peu plus d’efforts pour vous honorer vous-mêmes.

    1. Marie dit

      Titus Folly,
      Vous devriez avoir honte de publier des faussetés. Vous êtes arrivé à croire vos propres mensonges.
      Un journaliste a pour devoir d’informer ses compatriotes et non de faire de la propagande. HONTE À VOUS

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