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Éditorial du jour : Révision, un peuple qui est averti

Aussi bien dans le numérateur que le dénominateur, le Bénin est en crise. Mais comment s’en sortir ? Réviser la Constitution devient la priorité d’une partie de la classe politique. Cette perspective de révision est-elle conforme aux aspirations du peuple? La réponse dans l’exercice de l’éditoriale du jour.

«La Constitution a prévu les mécanismes de sa révision mais jamais, on acceptera une révision de manière opportune dans ce contexte de crise électorale». Dans une grande majorité, le peuple béninois fait résonner son vieux clavecin. Il ne veut donc pas de la révision.

En effet, le béninois ne sait encore à quel saint se vouer pour renouveler sa prochaine législature. Face à l’imbroglio électoral, on lui agite la révision de la Constitution. Et le voilà une nouvelle fois confronté à la méfiance à l’égard de ses élus qui veulent réviser la Constitution de manière opportuniste.

En effet, depuis lundi dernier et au terme de la plénière avortée relative au dénouement de la crise électorale, le peuple béninois très attaché à sa loi fondamentale ne veut pas d’une révision.

Et pour faire un peu d’histoire, c’est un schéma que l’on voit depuis une trentaine d’années. Et comme à chaque fois depuis des décades, on a une opposition de masse. Et pourquoi une position radicale encore?

D’abord, il faut mettre en exergue le fait que la confiance s’est depuis érodée entre l’élite et le peuple. En effet, depuis quelques années, le peuple est cohérent avec ses objectifs affichés contre les décideurs politiques qui ont déçu depuis longtemps.

De ce fait, c’est que même en révisant, ils ne peuvent plus prendre en compte l’attente spécifiquement et relativement à la dimension performative de transformer, le Bénin.

Mieux, la crise électorale est le résultat de l’imposture de la législature finissante. Alors, comment peut-on réviser pour proroger une législature finissante qui subit le désamour du peuple. ?

En effet, cette législature a défini un étalonnage de lois scélérates. C’est donc un défi inacceptable que des députés qui ont largement entamé le degré de cohésion sociale soient rachetés.

Alors dans ces conditions, il n’est pas surprenant de constater que le peuple soit très pressé de voir partir des députés dont la responsabilité par rapport à la situation que nous connaissons aujourd’hui est entièrement engagée.

À l’heure actuelle, le bilan de la législature finissante est un point aveugle qui nous menace gravement à court terme.

Après une logique de vanité des députés actuels, c’est donc incompréhensible pour le peuple de réviser la loi fondamentale pour leur accorder un délai de grâce.

Nous sommes donc au cœur de cette crise électorale, puisque se joue le recul de la croyance de faire confiance à des députés qui ont trahi. Et par rapport à ce discrédit, les députés qui ont déjà mangé leur blé en herbe ne peuvent concrètement changer le devenir du Bénin en révisant la Constitution. Pour le peuple, il n’est donc pas question de donner une bouée de sauvetage à une législature peu vertueuse.

Par Titus FOLLY

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