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Editorial : Un Joseph peut en cacher un autre

Le premier, Joseph Fifamè Djogbénou nous tient déjà en haleine. Et vint Joseph Houessou Gnonlonfoun, En moins de deux mois, ces deux personnalités ont joué un rôle rédhibitoire par rapport au processus électoral. Si le premier a fait la levée du corps de la démocratie, le second vient d’enfoncer le dernier clou dans le cercueil de notre Etat de droit. Dans l’exercice de l’éditorial du jour, je suis loin d’être leur biographe.

Le certificat de conformité est parti du premier. Dès lors, le processus électoral a trébuché jusqu’au 1er avril dernier où le second est venu jouer ce rôle de triste mémoire. Mais pour nous qui les suivions sur la distance, doit-on en être surpris ?

Pour ce qui est du cas de Joseph Gnonlonfoun, ce sémillant magistrat a eu tout le long de sa carrière, de bonnes feuilles de notes. Mièvre et modéré, il a su bénéficier de l’ombre triomphante du professeur Albert Tévoédjrè, son père politique tutélaire.

Le pennon du NCC et du Parti ‘’Ensemble’’ aidant sans oublier le carnet d’adresses du rapporteur de la conférence nationale de 1990, tout cela lui a permis d’avoir quelques entrées administratives et politiques notables. Député, ministre, et médiateur de la République. Pour être à ce dernier poste, le professeur Tévoédjrè s’est personnellement investi pour passer la main à son filleul.

Mais de tous ces postes, j’ai failli oublier un détail important. Il s’agit de celui du président de la Cena de 2011. En son temps, c’est lui qui a pris sur lui la ‘’responsabilité’’ d’annoncer la victoire de Boni Yayi par K.O au terme de la présidentielle de cette année.

Huit ans après ces contingences qui ont failli plonger le Bénin dans le chaos, il n’a pas su profiter de l’effet bénéfique de la dissuasion. Et tout comme si de rien n’était, il a accepté une fois de plus, le 1er avril dernier de jouer un rôle trouble dans l’histoire de notre pays. D’où ce communiqué très dangereux pour la stabilité du Bénin.

S’il a été choisi de lire ce communiqué, le régime de Patrice Talon qui ne fait rien sans rien en sait les raisons. Depuis novembre 2018, le mandat unique de cinq ans de Joseph Gnonlonfoun est terminé. Et il est de notoriété que quand vous êtes dans une situation administrative inconfortable, marcher sur des mines anti personnelles est la chose la plus aisée. Et ce qui devait arriver, arriva.

En tout état de cause, en pariant sur son statut de “père nourricier” de Joseph Gnonlonfoun, le professeur Tévoédjrè doit-il regretter d’avoir ancré quelqu’un qui contribue à réduire l’espace de représentation de la démocratie par le truchement de l’instrumentalisation des institutions ?

Quant à Joseph Djogbénou, faut-il encore s’attarder sur le cas ?

En effet, depuis ces menaces par la formation de ces mots que sont la ‘’ruse’’ et la ‘’rage’’, on ne peut plus rien attendre de lui.

En effet depuis l’échec de la première révision du régime de son mentor, Patrice Talon, on a eu effectivement la combinaison d’un élément lexical (appartenant à un inventaire ouvert ‘‘la ruse’’) et d’un morphème grammatical (appartenant à un inventaire fermé ‘’la rage’’).

Dès lors, que peut-on attendre de lui ? Plus rien, car entre les convictions d’hier et son monde d’aujourd’hui, les demandes et évolutions d’une société où il doit y avoir une forme d’action pragmatique et efficace, n’existent plus.

Et voici donc désormais le portrait d’un démocrate averti qui malheureusement fait désormais peur à la République.

Par Titus FOLLY

 

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