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Emission télévisée le ‘’Moment politique’’ : Geraldo Gomez démonte les arguments de Talon

Après la sortie du président de la République Talon, le jeudi 11 avril dernier sur la situation sociopolitique du Bénin. Géraldo Gomez, secrétaire général adjoint chargé des questions stratégiques du parti Union sociale libérale (U.S.L.) récuse ses arguments et démontre sa mauvaise foi pour ternir l’image du pays. Il a aussi fait savoir que la démocratie béninoise subsistera à tout. Voici ci-dessous l’intégralité de ce qui est écrit sur sa page facebook.

Ce que j’ai retenu du Président Talon

1- Oui, la situation actuelle n’honore pas notre pays, le Bénin. Ces élections donnent l’impression d’une démocratie qui s’essouffle.

2- C’est pour éviter cela que j’avais montré ma bonne foi en demandant de trouver un consensus. Mais je n’ai pas pu convaincre mes députés d’épouser cette bonne foi.

3- Si le consensus n’a pu être obtenu, c’est la faute à l’opposition.

4- A l’échec du consensus, il m’a été demandé de prendre une ordonnance ou de réunir une conférence nationale ou des assises nationales. Je n’ai voulu ni de l’un ni de l’autre. Car l’ordonnance, en cette matière est un coup d’État et la Conférence nationale est interdite par l’article 4 de notre constitution.

Et le président de la République de finir par un appel à ne pas brûler pays.

Cette dernière exhortation montre que le Président de la République a pleinement conscience que la situation pourrait dégénérer. J’avais espéré qu’il rassure le peuple pour lui indiquer comment il entendait faire pour que cela n’arrive point. J’ai vu le contraire! Il a démontré que ses ambitions de réformes, mêmes si elles s’avéraient inopérantes comme il l’a confessé lui-même le 6 mars 2019, étaient bien plus importantes que la cohésion nationale fragilisée.

Sur les notions juridiques manipulées au cours de cette intervention, j’ai peine à y revenir, tout en gardant à l’institution la distance due. Mais, ayons un peu de pédagogie.

Une ordonnance est une mesure prise par un gouvernement dans des matières relevant normalement du domaine de la loi, une compétence législative déléguée.

Si donc un consensus voulu par le biais de la loi n’a pu être obtenu, oui, le Président de la République peut valablement requérir ce pouvoir délégué de légiférer. Ce sont les articles 68 et 69 de notre constitution qui l’encadrent. Il ne s’agit nullement d’une décision prise et exécutée par le seul Président de la République. Il doit préalablement consulter les Présidents de l’Assemblée et de la Cour Constitutionnelle pour cette fin.

Puis, l’Assemblée nationale elle-même se réunit immédiatement pour fixer les délais et cadres d’exécution de ladite ordonnance. Non, une ordonnance, même en matière électorale, n’est pas un coup d’État. Le rôle d’un Président de la République n’est pas seulement de mettre son programme en œuvre. Il y a aussi les missions constitutionnelles: garantir le respect et le bon fonctionnement des institutions, les droits de chaque citoyen.

Quant à la Conférence nationale ou les assises nationales qui seraient anticonstitutionnelles selon Patrice Talon, j’ai infiniment du mal à garder mon sérieux face à l’argument. Est-il nécessaire de faire une démonstration inverse? Un dialogue national est la sève même de toute démocratie. Et de nombreux pays démocratiques ont même sanctuarisé une telle approche à travers ce qui est appelé la démocratie participative ou le référendum d’initiative populaire. Seule une faible culture politique et démocratique conduit à de telles déclamations intempestives. Passons!

Pour finir, il faut regretter que le Président ait manqué de pédagogie pour exposer au peuple ce qui pose réellement et encore problème aujourd’hui:

1- des partis politiques ont rempli toutes les conditions exigées par les nouvelles lois mais se sont vu refuser les documents qui sanctionnent ces démarches au niveau du ministère de l’intérieur. Le Président Talon a avoué ce soir, que c’est lui-même qui a pesé sur le Ministre de l’Intérieur afin d’avoir une sélection très contraignante. Acte est pris de cet aveu.

C’est le seul problème qui se pose au Bénin. Et il se trouve que c’est le garant de l’unité nationale qui a avoué en être la cause principale. Il n’est plus besoin d’aller plus loin sauf à rappeler à tous les faucons qui l’ont , par la suite, encouragé à poursuivre dans le même sens, qu’ils deviennent de fait juridiquement et moralement co-responsables avec lui des dommages ainsi faits à notre démocratie. Leurs noms sont définitivement inscrits sur les pages sombres de notre Histoire commune. Ce sera ainsi enseigné aux générations futures. Car la démocratie subsistera à ceux qui en projettent la mort.

 

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1 COMMENTAIRE
  1. Fracasse dit

    Un klébé d’un narcotrafiquant !!!!

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