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Evaluation des enseignants reversés : la parole du pouvoir Patrice Talon à l’épreuve au Bénin

Les enseignants reversés de 2008 durcissaient le ton au terme des différentes assemblées générales sur toute l’étendue du territoire avec le boycott qui primait comme mot d’ordre. En face, le gouvernement Talon qui a retenu en conseil des ministres, la date du 24 août prochain comme date de composition maintient la pression usant de chantage et de promesses mirobolantes de la part des trois ministres de l’Enseignement qui ont fait une sortie médiatique en fin de semaine dernière. Face à cette situation, les enseignements ne savent plus à quel saint se vouer entre promesses et chantages. Peuvent-ils faire confiance au gouvernement ?

«Les meilleurs vont continuer la carrière. Les moyens seront recyclés pour avoir des aptitudes pour la profession. Les recalés seront reconvertis». En fin de semaine, les trois ministres de l’Enseignement Atanasso, Mahugnon et Salimane ont donné une conférence de presse pour réitérer cette position du gouvernement. Comme on le voit, de manière graduelle, le gouvernement déploie sa stratégie, celle de démontrer à plus d’un titre qu’il est le maitre des horloges.

En effet, après avoir fixé en conseil des ministres la date de l’évaluation, le gouvernement envoie ses trois ministres comme des émissaires spéciaux, pour apaiser, rassurer en faisant des promesses et menacer en faisant planer des mesures de représailles.

En effet, dans la foulée de l’évaluation diagnostique annoncée par le gouvernement Talon et à l’issue de cette sortie médiatique de ces trois membres du gouvernement, le message aux enseignants contractuels est désormais clair : «C’est à choisir ou se faire définitivement renvoyer».

Entre le marteau et l’enclume

Les enseignants contractuels locaux ou occasionnels reversés en agents contractuels d’Etat en 2008 seront évalués, qu’ils le veuillent ou non. Après la décision issue du conseil des ministres du mercredi 7 août 2019, plus rien ne peut compromettre cette date d’évaluation fixée au samedi 24 août 2019.

Que feront les agents concernés qui au terme de plusieurs assemblées générales avaient décidé de boycotter ladite évaluation diagnostique ? Que feront-ils désormais y prendre part et ignorer l’ultimatum du gouvernement et se faire purement et simplement licencier et remplacer ?

Les agents concernés font désormais face à un choix cornélien. Et en la matière, le gouvernement Talon coutumier des promesses non tenues n’a-t-il pas déjà mangé son blé en herbe ?

En effet, c’est le même Patrice Talon qui a promis, monts, ciel et terre à Sébastien Ajavon pour qu’il le soutienne lors de la présidentielle de 2016, mais une fois au pouvoir, c’est la première personne qu’il pourchassée économiquement et politiquement. C’est un cas indéniable qui doit faire travailler les méninges des agents concernés.

Récemment, lors de la crise préélectorale, le chef de l’Etat n’a-t-il pas reçu et promis au représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu qu’il organisera des élections inclusives ? Idem pour l’envoyé spécial du président du Nigeria, alors président en exercice de la CEDEAO ?

Dans la même perspective, le chantre de la ‘’Rupture’’ n’a-t-il pas promis aux agents de la santé et de la justice des conditions optimales de travail ? Au finish, leur droit de grève n’a-t-il pas été retiré sans aucune forme de procès ?

Depuis le 20 mai dernier, le dialogue inclusif promis pour la sortie de crise, n’est-il pas un vain mot ? Que feront donc les agents de 2008 face à tous ces cas qui interpellent ?

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