Hausse du prix de l’essence ‘’Kpayo’’ : Le Bénin fait les frais des élections au Nigéria

Depuis le lundi 11 février 2019, le prix de l’essence de contrebande communément appelée «Kpayo» est passé de 350 à 400FCFAle litre, puis à 450 FCFAle litre. Soit une augmentation de prês 30%. Selon les informations reçues, il ressort que cette augmentation de prix serait due à la fermeture des frontières du Nigéria à cause des prochaines élections.

Depuis quelques jours, les commerçants de l’essence de contrebande sont confrontés aux difficultés d’importation de leur marchandise en raison de la fermeture des frontières du Nigéria. Une mesure qui intervient dans le cadre des élections présidentielles du samedi 16 février 2019. De 350FCFA le dimanche passé, l’essence ‘’Kpayo’’ est passé à 400FCFA ce lundi 11 février, puis 450FCFA ce mardi 12 février 2019.

Selon les vendeurs rencontrés sur le terrain, cette situation à laquelle les populations sont confrontéess’explique par les mesures prises par le gouvernement du Nigéria pour sécuriser ce pays en périodes électorales.

En effet, depuis quelques jours, le Service des douanes du Nigéria (NCS) et l’Unité des opérations fédérales (FOU) ont été instruits sur la fermeture des frontières. Cette augmentation du coût de l’essence ‘’kpayo’’ a aussitôt entrainé une hausse des frais de transport.

«Avant de me rendre au service aujourd’hui, le conducteur de taxi-moto m’a pris 400 FCFA au lieu de 300FCFA comme d’habitude», se plaint Roger, un usager.

Comme lui, plusieurs béninois se plaignent sur la fermeture des frontières. Cette augmentation du coût de l’essence ‘’kpayo’’ a aussitôt entrainé une hausse des frais de transport.

«Avant de me rendre au service aujourd’hui, le conducteur de taxi-moto m’a pris 400 FCFA au lieu de 300 FCFA comme d’habitude», se plaint Roger, un usager. Comme lui, plusieurs béninois se plaignent déjà de cette flambée de prix.

Au Bénin, plus de 60% des motocyclistes et automobilistes s’approvisionnent en carburant dans la rue. Un carburant essentiellement issu de la contrebande par voie fluviale en provenance du Nigéria. Les populations ont donc le choix entre subir et prendre des bidons d’essences en réserve.

Par Félicienne HOUESSOU

 

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