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La Cites appelle à protéger les espèces menacées après une décision controversée de Trump

Les pays devraient renforcer les lois protégeant les espèces en danger, plutôt que de les affaiblir, ont déclaré mardi des responsables de la Convention internationale sur le commerce d’espèces sauvages menacées d’extinction (Cites), alors que Washington a assoupli une loi à ce sujet.

Alors que l’extinction des espèces se poursuit à un rythme accéléré, «les parties sont toutes encouragées à renforcer leurs lois sur la vie sauvage, et non pas à les affaiblir», a déclaré le responsable des Affaires juridiques de la Cites, Juan Carlos Vasquez, lors d’une conférence de presse à Genève.

Ses propos interviennent alors que le gouvernement du président Donald Trump a substantiellement assoupli lundi la loi qui protégeait de nombreuses espèces menacées, en supprimant notamment une clause accordant automatiquement la même protection aux espèces dites «menacées» qu’aux espèces «en danger d’extinction» immédiat.

La nouvelle version de la loi supprime aussi une phrase stipulant que les considérations économiques ne doivent pas entrer en ligne de compte dans les décisions visant à protéger la faune sauvage.

Tant Juan Carlos Vasquez que Ivonne Higuero, secrétaire générale de la Cites, n’ont voulu commenter l’impact du changement de loi, déclarant qu’ils ne connaissaient pas encore les détails et que toute analyse était «prématurée».

La Cites, également connue comme la Convention de Washington, est un accord international entre Etats qui confère une protection à des degrés divers à plus de 35.000 espèces sauvages – qu’elles apparaissent dans le commerce sous forme de plantes ou d’animaux vivants, de manteaux de fourrure ou d’herbes séchées. Elle dispose d’un mécanisme qui lui permet d’imposer des sanctions aux pays qui ne respectent pas les règles.

Ivonne Higuero a souligné que les changements annoncés par les Etats-Unis pourraient ne pas relever de la Cites, qui ne couvre que les espèces en danger et pour lesquelles le commerce international est encadré, ainsi que les espèces tellement menacées que leur commerce est interdit ou surveillé de très près.

Si les changements américains ont un impact sur l’une des espèces figurant sur les listes les plus menacées, «il va de soi que la convention devrait prendre certaines mesures», a-t-elle déclaré aux journalistes. Elle s’exprimait avant la réunion des 183 parties à la Cites, qui se tient du 17 au 28 août à Genève.

Plus d’une cinquantaine de propositions seront soumises aux gouvernement: le sort des rhinocéros, éléphants et girafes figurent parmi une longue liste de questions qui seront débattus.

Avec AFP

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