Le jeu clair-obscur du gouvernement : Entre Talon et Quenum qui dirige le pays ?

Le président de la République, chef du gouvernement de la ‘’Rupture’’ semble ne plus être sur la même longueur que certains membres de l’exécutif.
Notamment en ce qui concerne la participation ou non de l’opposition à la prochaine élection législative d’avril 2019.

Sinon comment comprendre que le chef de l’Etat lors de sa dernière rencontre avec la classe politique affirmait qu’il serait déplorable que les législatives se déroulent sans l’opposition et a mandaté le Parlement à recueillir des propositions pour une sortie de crise très rapidement.

Dans le même temps son ministre de la Justice ne trouve pas d’inconvénient que l’opposition soit absente aux prochaines joutes électorales.

Les affirmations du garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la législative sur la chaîne internationale RFI ne sont pas de nature à apaiser les esprits et arranger les discussions en cours actuellement en République du Bénin entre l’institution parlementaire et les différents partis politiques (ndlr : surtout de l’opposition) impliqués dans le processus électoral.

Alors que le mercure monte partout pour exiger l’organisation d’une élection inclusive et transparente, Séverin Quenum, estime de son côté qu’une élection sans parti d’opposition n’entache en rien la crédibilité du processus. Un avis bien contraire à celui évoqué par son chef, lors de la dernière rencontre avec la classe politique.

Mieux, il a affirmé que : «Est ce qu’il faut absolument que les partis politiques d’opposition présidés par les personnalités dont vous venez de citer les noms à savoir, Boni Yayi, Nicéphore Soglo et Sébastien Ajavon, aillent nécessairement aux élections pour que notre élection soit crédible ?» s’est -il interrogé, en répondant à la question du journaliste de RFI sur l’exclusion des partis de l’opposition des élections à venir.

Une position du garde des Sceaux en contradiction avec la récente posture du président de la République qui semble prendre fait et cause pour des législatives inclusives avec une forte participation des partis de l’opposition.

Pour le ministre de la Justice, l’impréparation et la lacune des opposants seraient à la base de leur non-participation au processus en cours.

Des affirmations qui ne rassurent guère et sonnent pour bon nombre de concitoyens comme un désaveu du ministre contre la position du chef de l’Etat qui, pour préserver la paix sociale a demandé au président de l’Assemblée nationale de recueillir de la classe politique, des propositions pour une sortie de crise.

Le garde des Sceaux désapprouverait-il la position du chef de l’Etat? A quel jeu joue le président et son garde de Sceau ?

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