BÉNIN24 TÉLÉVISION
Toute l'actualité en continu et en temps réel

Législatives 2019 : ceux qui ont pourri le processus électoral

Arrêt sur images et sur personnalités. Celles-ci dans le processus des législatives, comme dans un travail à la chaine ont joué un rôle néfaste par rapport audit processus. Alors qu’on attendait d’elles un gage de confiance, elles n’ont fait que servir au peuple béninois des manœuvres subreptices.

1. Le président Patrice Talon.

C’est le chef orchestre de la mort programmée de la démocratie béninoise. Il fait sa démocratie à lui et non celle du peuple au soir du 28 février 1990. Mieux, il se fait que celui qui depuis trois ans viole la Constitution à l’interne et les lois internationales, refuse de prendre une ordonnance au motif que c’est une violation de la Loi fondamentale. Et voilà son peuple face à la psychose des incertitudes.

2. Le président Adrien Houngbédji,

Il a contribué au pourrissement de la démocratie béninoise. En tant que président du Parlement, il s’est aplati devant Patrice Talon et son BMP durant trois ans. A son réveil, même si son parti, le PRD a été exclu, les conséquences sont là tangibles qui interpellent sa conscience face à ce bourbier qui englue le Bénin.

3. Joseph Djogbénou

C’est la moelle épinière du complot qui a permis d’écarter les partis de l’opposition. A la place du législateur, le président de la Cour constitutionnelle, a inventé la loi rendant obligatoire le certificat de conformité. La suite, on la connait. L’opposition a commencé une course d’obstacles qui lui a été fatale.

4., Ousmane Batoko

Le président de la Cour suprême, en participant à cette réunion illégitime et illégale du 1er avril 2019, a donné sa caution pour le requiem de la démocratie.

5. Me Cécile de Dravo épouse Zinzindohoué La présidente de la Haute cour de la justice,

Elle a également participé au folklore des présidents des institutions, le 1er avril 2019. Son silence a permis de conduire le peuple et la démocratie béninoise dans l’abîme. Ce n’est pas une surprise. Depuis que la Renaissance du Bénin a été ‘’dépouillée’’ par son cher époux, Abraham Zinzindohoué, on savait qu’on ne pouvait plus rien attendre d’elle ni à la Cour constitutionnelle ni à la Haute cour de la justice.

6. Augustin Tabé Gbian,

Le président du Conseil économique et social a également participé à la fameuse réunion des présidents des institutions de la République. Son silence de marbre n’est pas une surprise pour les observateurs avertis. Le rôle important joué par son ainé Robert Gbian, l’un des suzerains de Patrice Talon peut tout expliquer.

7., Adam Boni Tessi

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication depuis trois ans a été le bras armé du régime pour museler la presse locale. Le cas de La Nouvelle Tribune est encore dans les mémoires.

8. Emmanuel Tiando

Le président de la Commission électorale nationale autonome a montré ses limites. L’homme imperturbable en 2015 à sa nomination, a laissé l’eau entrer dans le gaz. Quand il a trébuché, c’est avec des quolibets de manière virale qui est entré dans la légende avec ses ‘’fautes mineures’’. C’est dans un jeu de passe-passe que son institution a pu maintenir les blocs du régime Talon en lice dans un élan de suspicion générale.

9. Joseph Gnonlonfoun,

Les béninois avaient déjà une dent pourrie contre le médiateur de la République après avoir prononcé le K.O qui a consacré la victoire de Boni Yayi en 2011. Il a perdu le peu de crédibilité qui lui restait en participant à cette réunion puis en lisant ce communiqué rédhibitoire relatif à la fin du consensus.

10, Nicolas Yenoussi,

Le directeur général des impôts, un fidèle des fidèles de la galaxie Talon a été un bourreau de nombreux candidats. Malgré les diligences de ceux-ci, les quitus fiscaux n’ont pas été donnés dans les délais impartis. Et l’inscription en ligne qui a été exigée est devenue un purgatoire pour les partis opposés au régime.

11.Sacca Lafia,

Le ministre de l’Intérieur garant de la sécurité publique a été juge et partie. Candidat et membre de l’un des blocs à la solde de Patrice Talon, c’est lui encore ministre de l’Intérieur qui devrait délivrer le fameux certificat de conformité inventé par la Cour Djogbénou. Jadis fervent défenseur et acteur de la non-violence qui a contribué à l’enracinement de la démocratie béninoise, il a méthodiquement éliminé les partis de l’opposition dans une perspective dont lui et ses maitres à penser connaissent les tenants.

12, Michel Abimbola,

Député du Bloc de la majorité parlementaire, ces derniers jours dans le cadre de la recherche du consensus, il a été dans un très mauvais rôle. C’est ainsi qu’il a accepté de faire économie de vérités en rompant le fil du dialogue avec l’opposition. C’était à travers sa déclaration du 29 mars dernier. Ce qui a permis à Patrice Talon de reprendre la main sur la base de ce faux coup pour convoquer la réunion des présidents des institutions du 1er avril dernier. La suite, on la connait.

VOUS POURRIEZ AUSSI AIMER...

ACTUALITÉS RÉCENTES

ACTUALITÉS RÉCENTES

LÉGISLATIVES 2019

LÉGISLATIVES 2019

CAN 2019

CAN 2019

1 commentaire
  1. Un béninois dit

    On n’est que de passage, un jour ils s’en souviendront tous et se noierons dans un regret immense. Ils pleureront dans le ventre, à leurs derniers souffle, pour n’avoir semé que de l’injustice pendant leur court séjour.

    Mais à ce moment là, d’autres aurons déjà pris leurs places et il partirons dans le regret, dans l’anxiété et dans la douleur. Vous vous en souviendrez si vous lisez ceci.

    Si vous avez la chance de décider pour les autres, prenez les bonnes décisions qui se sachent d’elles-mêmes.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.