BÉNIN24 TÉLÉVISION
Toute l'actualité en continu et en temps réel

Législatives exclusives : «Les législatives avec les deux blocs,  c’est une grosse perte pour ma structure», selon un prestataire de service

Depuis le lancement de la campagne électorale, les prestataires de services et les structures ayant des contrats pour accompagner les candidats et les partis politiques dans leurs meetings et autres actions de visibilité et de propagande ne savent plus à quel saint se vouer. Pour les présentes élections, ils ne feront pas tous de ‘’bonnes affaires’’.

Organisation d’un meeting passe par un imprésario, la location de bâches et de chaises, l’impression d’affiches, de logos, de banderoles, L’impression des bulletins, affiches,, animer le site Internet, couverture médiatique, restauration par moment…la liste n’est pas exhaustive. Faire campagne, cela a un coût.

Les montants dépensés par candidat sont répartis en fonction des services sollicités.

«Participer à une élection en tant que candidat implique des services qui vont de la location du matériel nécessaire au bon déroulement d’une campagne électorale: impression de tracts A4 et A5, affiches électorales au format A1, A3 et B2, accroche portes, brochures, dépliants, tshirts, drapeaux, bandeaux déroulants, autocollants, lettres à en tête et cartes de visite», explique Joyeux Huéton, spécialiste en événementiel.

En effet, la campagne électorale pour le compte des législatives du 28 avril 2019 au Bénin s’est ouverte depuis le vendredi 12 avril sur toute l’étendue territoire national. Elle a été officiellement lancée par la Commission électorale nationale autonome (Cena). Et derrière les parties politiques de l’opposition écartées qui grincent les dents, se trouvent des dizaines de prestataires qui ne savent plus où donner de la tête.

Très sollicitées tout au long de la campagne électorale, les prestataires qui louent les chaises, bâches, tables et nappes de table ont toujours fait de bonnes affaires surtout en période électorales.

Ce samedi 13 avril, dans la cour d’une maison à Gbodjè, sont stockés dans un hangar construit en matériaux provisoires, des barres de fer sur lesquels sont posées des bâches. Il s’agit du matériel devant servir à l’installation des bâches pour la campagne d’un parti finalement exclu des législatives. Ces dispositifs d’accueil et de confort ont également leur prix respectif.

«Les chaises en plastique coûtent 100 ou 150 F CFA l’unité. Celles en fer et rembourrées considérées comme VIP ( Ndlr) coûtent entre 500 et 1000 F CFA l’unité. Pour leur part, les tables coûtent 1000 F CFA l’unité», nous informe Eric Koffi, un pratiquant de cette activité.

Certains clients ajoute-t-il, sollicitent parfois d’autres accessoires de décoration comme les housses et les nappes. En cas de déplacement hors de la ville, le transport du personnel et du matériel, la ration et le logement sont assurés par le client.

Pour des locations supérieures à quatre tentes, 200 chaises et 15 tables par exemple, le client s’occupe également de la manutention qui inclue le chargement, le déchargement et l’installation.

Pour effectuer cette activité, il est nécessaire de réunir un bon pactole pour l’acquisition du matériel de location. Dans plusieurs structures qui mènent cette activité, la période des campagnes est propice aux bonnes affaires. Mais pour ces législatives, c’est la désolation.

Un responsable d’une structure spécialisée dans la location de chaises, tables et ayant requis l’anonymat se confie : «Les législatives avec les deux blocs, c’est une grosse perte pour ma structure. Nous avons toujours gérer le volet organisation des meetings d’un grand parti qui ne va pas aux élections. C’est au minimum 20 millions que nous perdons ainsi».

Ce dernier avait toujours foi qu’avant le lancement de la campagne, le consensus serait trouvé et les autres partis seront impliqués dans les élections pour le bonheur de tous.

Les prestataires indépendants, imprésarios, les DJ …

Certains consultants ne pourront aussi se frotter les mains en cette période où la campagne a démarré même si c’est de façon timide. Habib Owolou, spécialiste en infographie et responsable de l’agence ‘’ Lumière services plus’’ devrait assurer la conception et l’impression des spécimens, des logos, affiches et autres supports numériques pour un parti politique de l’opposition.

Depuis quelques mois, il avait déjà négocié une part du marché d’impression dudit parti. C’est avec désolation qu’il constate qu’il ne pourra exécuter ce marché de six millions.

Comme Habib, beaucoup d’autres jeunes opérateurs économiques et prestataires indépendants tels que les imprésarios, les DJ et autres groupes artistiques pour les intermèdes culturels vont également chômer pendant ces législatives.

Plus de ‘’Gombo’’ pour les médias privés…

«Le coût des publicités télévisuelles prend une place dévorante dans le processus de campagne électorale. Elles représentent plus de la moitié de toutes les dépenses liées à la communication. Ici, les spots doivent être produits, les espaces pub doivent être achetés et multipliés comme pour n’importe quel annonceur privé. Et la presse privée en profite pour faire ‘’des affaires’’. Hélas ! Pour ces législatives qui n’arrangent personnes», explique un journaliste qui a requis l’anonymat.

C’est dire que des élections qui ne se fondent pas sur les principes démocratiques n’arrangent qu’une minorité et déteignent dangereusement sur le climat des affaires surtout en ce qui concerne les jeunes entrepreneurs prestataires de service en événementiel.

Par Dorice DJETON

ACTUALITÉS RÉCENTES

ACTUALITÉS RÉCENTES

LÉGISLATIVES 2019

LÉGISLATIVES 2019

CAN 2019

CAN 2019

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.