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Siège autour de la maison de l’ancien président du Bénin : Yayi isolé depuis plus de 20 jours !

Cela fait une vingtaine de jours que l’ancien président de la République n’est plus sorti de son domicile de Cadjèhoun sous haute surveillance de l’armée ; incapable de recevoir ses proches, son médecin, son avocat etc. Même si le pouvoir en place soutient que cela n’a rien d’assignation à résidence qui ne dit pas son nom, les témoignages et les faits peinent à justifier ces postulats. Mais au-delà de tout et par-dessus tout, une vie et peut-être des vies sont en danger. Il faut les sauver, ne serait-ce que par l’activation du principe universel «d’assistance à personne en danger».

Il risque de devenir trop tard. Boni Yayi qui a passé le pouvoir à son successeur Patrice Talon le 06 avril 2016 au terme de ses deux mandats constitutionnellement acquis n’a plus la possibilité d’aller et de venir depuis plus d’une vingtaine de jours. Un clair-obscur savamment entretenu entoure une telle «assignation à résidence surveillée sans aucune forme de procès», comme aiment clamer les pourfendeurs du pouvoir en place.

En effet, le natif de Tchaourou, président d’honneur du parti Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), un des principaux partis de l’opposition n’a pas caché sa colère contre ce qu’il a à plusieurs reprises qualifié de «mort programmée de notre démocratie et l’Etat de droit», pour désigner le sulfureux processus ayant entrainé l’exclusion d’office de tous les partis politiques de l’opposition du dernier processus électoral en vue de l’élection d’un nouveau parlement.

L’homme qui jouit d’une popularité incommensurable au sein de l’opinion publique nationale s’est vu logiquement au centre de toutes les attentions, souvent, au-delà même des attentes et des capacités des caciques du régime actuel. C’est ce qui a motivé la soudaine mobilisation des masses laborieuses au tour de sa résidence personnelle de Cadjèhoun la nuit du 30 avril au 1er mai dernier dès que le projet de son arrestation par l’armée nationale a fuité. La suite, on la connait.

Les forces de sécurités publiques ont dû ouvrir le feu à balles réelles pour venir à bout de la furie populaire, qui ne voulait surtout pas faciliter l’affaire à la prospérité d’une telle affaire. Des blessés et des morts ont été massivement enregistrés et depuis, Cadjèhoun est devenu «le nouveau siège de quelques bataillons de l’armée nationale, munis d’armes à feu, et partiellement d’engins lourds, ayant droit de vie ou de mort sur tout ce qui bouge dans les environs.

Plusieurs visiteurs recalés

Le Garde des sceaux dans l’une de ses rares sorties médiatiques sur le sujet est formel : «il n’y a aucune charge retenue contre Boni Yayi, il ne saurait être en résidence surveillée». Que fait donc cette armada de soldatesque dans l’ensemble du quartier Cadjèhoun ? Les autres soutiens du régime parlent plutôt de «mesures de sécurité» à l’endroit de l’intéressé.

Cependant, les faits sont révélateurs d’une situation bien plus graves, très préoccupants à plusieurs égards. Avocats, médecin personnel, famille biologique et politique ne sont pas autorisés à rendre visite au président.

A l’occasion de plusieurs sorties médiatiques et à travers les réseaux sociaux, les principaux intéressés ont dénoncé la situation : «Sont-ils en résidence surveillée ? Parce que même en résidence surveillée, on a un droit de visite. Ou bien ils sont en prison ? En prison, il y a des jours et des heures de visite ! Quand on en arrive à dire que l’on assure la protection de l’ancien président en prenant des mesures alors que même la famille ne peut pas aller lui rendre visite, c’est de l’hypocrisie politique et ce n’est pas normal. Moi, je ne suis ni de l’opposition ni avec la mouvance, mais la famille doit avoir droit de visite, sinon c’est de l’hypocrisie politique», s’alarmait récemment Marcel de Souza, Frère de Chantal de Souza Yayi, empêché d’accès quelques heures seulement après la déclaration du ministre Sévérin Quenum. Un contrepied qui remet un doute sur la sincérité des propos de ce dernier.

Mais au-delà de tout…

Privé Boni Yayi âgé de 67 ans de son médecin personnel semble inhumain. Avec tout le passé qui a été le sien, et en considération du fardeau de cet âge, il n’est nullement besoin de rappeler à quidam que c’est le meurtre de la dignité humaine. On peut peut-être se passer de son avocat ou encore de ses proches dans une certaines mesures, mais se voir interdire l’accès au soin semble non négociable. Cela est si important que même les pires criminelles condamnés en mis en prison bénéficient de soins de santé en temps réel.

Et dire, qu’au regard de la manière dont les choses se passent, il y a fort à parier que la poignée de personnes pris dans l’étau en sa compagnie, dont sa femme, pourraient être menacées par la faim. En fait, cette «séquestration» est toute particulière. Ils ne sortent pas parce que craignant pour leur vie, et ne peuvent non plus recevoir quelque visite que ce soit.

Dans ces conditions, c’est à la communauté internationale qu’il faut s’en remettre. Garant du respect des traités et conventions internationaux dont le pays est signataire, si rien n’est fait dans l’urgence, le pire pourrait survenir. C’est d’ailleurs sentent le regrettable scénario venir que sa famille politique a, une fois de plus, lance le cri d’alerte suivant à la communauté internationale…

Par Moïse NONVIGNON

 

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2 COMMENTAIRES
  1. Ludoski dit

    Talon est et sera modi à jamais car je ne pe pa comprendre cela privé klkun de ces mouvements volontaires

  2. Meyer dit

    Mais vous croyez que ce pouvoir et sensible à ce qui arrive a yayi absolument pas puisqu’il a décidé que ce dernier ne devrais plus être en contact avec la population ne comptez pas sur la communauté internationale c’est tout du blabla talon et un manipulateur vous allez avoir fort à faire avec lui les autorités de ce pays montre leur vrai visage actuellement yayi Boni ne fut pas un saint mais cependant la démocratie fut quand même respectée le Bénin auparavant n’avait pas de leçon à recevoir contrairement à d’autres pays d’Afrique comme le voisin Togo talon et un manipulateur dans le sens oui il y a eu des manipulation d’empoisonnement et aussi des stupéfiants qui ont etait placer dans son container a Mr ajavon faites votre calcul quand vous constatez que l’Internet a été coupé qu’on a voulu augmenter le tarif de l’Internet pour que les gens aient moins de moyens de communication notamment sur les réseaux sociaux calculer aussi que tous les opposants ont été éliminé vous pouvez comprendre que le pouvoir dictateur est en place bon courage au peuple béninois

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