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Soudan : qui est Abdel Fattah al-Burhane à la tête du Conseil militaire de transition  ?

Le général Abdel Fattah al-Burhan Abdelrahmane a pris la succession d’Aouad Ibn Aouf, qui dirigeait le Soudan depuis la destitution d’Omar el-Béchir. Militaire respecté par ses pairs, il est peu connu des Soudanais.

Né en 1960 à Gandatu, un village au nord de Khartoum, Abdel Fattah al-Burhane a fait des études dans une école de l’armée soudanaise puis en Egypte et en Jordanie.

Marié et père de trois enfants, il a été commandant de l’armée de terre avant que le président déchu le nomme inspecteur général de l’armée en février dernier.

Selon les médias soudanais, il avait coordonné l’envoi de troupes soudanaises au Yémen en guerre lorsqu’il était commandant des forces terrestres.

L’envoi de ces troupes a été décidé par Omar el-Béchir dans le cadre d’une coalition militaire sous commandement saoudien intervenue en 2015 au Yémen pour soutenir le gouvernement face aux rebelles Houthis accusés de liens avec l’Iran.

Des centaines de soldats et officiers soudanais combattent au Yémen, où ils ont souvent déploré des pertes parmi leurs hommes.

On ignore le nombre exact de militaires soudanais engagés au Yémen, mais des images de soldats soudanais morts ou blessés circulent régulièrement sur les réseaux sociaux, suscitant des appels au retour des troupes.

“Burhane n’a pas de sensibilités politiques, c’est un militaire de carrière”, souligne l’officier.

Depuis sa désignation, il a encore renforcé ses liens avec les soutiens régionaux de l’armée soudanaise, en se rendant en Egypte, mais également aux Emirats arabes unis et en Arabie saoudite, deux pourvoyeurs d’aides financières.

Selon Willow Berridge, professeur d’Histoire à l’Université de Newcastle et auteur de “Soulèvements civils au Soudan moderne”, le général soudanais a été en étroite collaboration avec les paramilitaires de la Force de soutien rapide (RSF) sur le dossier yéménite.

Il “semble être arrivé au pouvoir” avec le soutien de cette force, a expliqué l’universitaire.

Ce “rôle (…) de la Force de soutien rapide –considérée par beaucoup comme une version réorganisée des milices Janjawid, qui ont commis des atrocités de masse au Darfour (ouest)– vont pousser de nombreuses personnes à la prudence”, a-t-elle ajouté.

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