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L’édito du jour : Talon a refusé de rentrer dans l’histoire

Dans ce contexte de crise électorale, on attendait de Patrice Talon une décision forte et non des secrets d’histoire. Son rendez-vous avec le peuple béninois par le biais du débat ‘’Moment politique’’ sur l’ORTB hier n’a pas comblé les attentes. Malheureusement…Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

La phrase tant attendue par la majorité de ses compatriotes pour des législatives inclusives n’a pas été prononcée. Dès hier, Patrice Talon a définitivement consacré la poursuite du processus électoral avec ses deux partis.

Désormais donc, plus rien à espérer d’un dernier grand geste de leader. Le scrutin des législatives aura bel et bien lieu le 28 avril 2019 sans les partis de l’opposition et sans son partenaire politique, le PRD. De ce fait, ce que le peuple attendait de lui, il ne l’a pas dit pour tout au moins déclencher une standing ovation.

Et pour parvenir à faire avaler la pilule dorée relativement à son refus de débloquer la solution, il a su trouver sa ligne de défense.

C’est ainsi qu’il a su justifier sa principale réforme, celle du système partisan en expliquant qu’il tient au respect sans faille du cadre constitutionnel. Et pour ce faire, Patrice Talon est demeuré dans une position radicale.

C’est ainsi que le chef de l’Etat à continuer à servir et à défendre sa politique de réformes, politique qui a projeté le Bénin dans l’impasse électorale. Et une fois encore comme par le passé, Patrice Talon a servi son éternel discours délibératif.

En effet, depuis 2016, son discours repose sur l’extension d’un ‘’concept à la dictature’’. Ce dernier depuis trois ans, malgré la faillite est érigé en principe. Et tout ceci se fait par le couvert d’une politique de lavage de cerveau.

En outre, face à l’histoire édifiante, on a eu droit hier encore à cette sorte de substitut à l’action. Tout ceci pour tenter comme à l’accoutumée de souligner son rôle trompeur de pionnier.

Et voilà le chef de l’Etat dans ses postures fétiches. Dans cette galerie, il faut déplorer sa vision étriquée du cadre constitutionnel, la trop grande personnalisation et la fragmentation des acquis de notre démocratie.

Comment peut-il dans un contexte de crise, continuer d’exercer sans tenir compte des changements récents ?Pourquoi refuse-t-il d’être en phase avec l’évolution contemporaine relative aux législatives ? Et surtout comment se fait-il que Patrice Talon qui ne respecte pas les décisions de justice aussi bien au Bénin qu’à l’international, peut-il se présenter comme le champion du respect de la Constitution ?

Pour Patrice Talon, il n’y a pas crise, car par le truchement de ses deux tours jumelles, c’est 150 partis politiques qui vont se retrouver à la prochaine législature. Ce qui est surprenant, c’est qu’il n’a pas manqué de tresser même des cordes au Bloc républicain et l’Union progressiste. On a tout compris par rapport à sa vision liée à la représentation politique.

Et sans ambages, Patrice Talon a trahi son plan. C’est celui de réviser bientôt cette Constitution qui l’empêche de concentrer davantage tous les pouvoirs. La situation actuelle de crise électorale constitue alors pour lui un avantage à plus d’un titre.

Par Titus FOLLY

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