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Tomate fraîche au Bénin : quand le pauvre nourrit le riche

Dans les marchés béninois notamment ceux de Cotonou et environs, la tomate fraîche est devenue une denrée rare. Le prix de ce produit agricole a grimpé. Ce sont les tomates produites au Burkina qui sont en vente.

Huit morceaux de tomates fraîches à 500 FCFA et la bassine ou le panier entre 35.000 et 40.000 FCFA. C’est le prix de vente du produit de grande consommation qu’est la tomate fraîche, relevé le samedi 25 mai 2019 au marché international du Bénin qu’est Dantopka. Une situation difficile pour les ménages en cette période de ramadan.

«Je n’achète plus les tomates fraîches à cause du prix qui a augmenté» a confié Nathalie Nounagnon, une femme rencontrée dans le marché de Dantokpa pour les achats.

«Même quand je paie pour 5.000 FCFA, cela ne me permettra pas de faire la sauce pour la maison seule» ajoute la ménagère.

Pour Jeannette Codjovi, une revendeuse des produits alimentaires rencontrée au marché de Gbégamey, «c’est difficile pour elles les commerçantes d’acheter et de revendre en cette période. Seules les tomates fraîches venues du Burkina-Faso qui sont en vente avec un prix élevé dans les marchés» nous a expliqué la revendeuse.

Les explications des commerçants sur la flambée du prix de la tomate fraîche sont diverses. Pour, Mamadou Ousmane, un commerçant nigérien, revendeur des divers produits (oignon, tomates, gingembres,…), le Bénin doit revoir sa politique agricole.

«Comment un pays peut non côtier nourrir un pays côtier ?» se demande le commerçant nigérien. «Après plus de 50 ans d’indépendance, et malgré les ressources naturelles géographiques dont disposent le Bénin, c’est toujours les tomates produites au Burkina-Faso qui sont légion dans les marchés béninois» a fait savoir le commerçant. C’est un atout pour eux d’aller au Burkina-Faso pour acheter et revenir vendre à Cotonou.

Production de la tomate fraîche au Burkina, un exemple à suivre par le Bénin

Depuis des lustres, c’est toujours la tomate fraîche du Burkina-Faso qui est en vente dans les marchés béninois en période de pénurie de cet produit de grande consommation, bien que le Bénin dispose de plusieurs ressources naturelles comme la vallée de l’Ouémé et autres cours d’eau favorables aux cultures maraicher.

La production maraîchère constitue une composante importante de l’agriculture urbaine et péri-urbaine dans les villes du Bénin comme Cotonou, Porto Novo, Sèmé Kpodji Grand Popo et Comè. Les productions de contre saison n’arrivent pas à couvrir les demandes selon Marc Houdjon, un fermier à Cotonou. Les Béninois sont-ils incapable de produire les cultures de contre saison ? Peut- on se demander.

Par ailleurs, au pays des hommes intègres, la tomate demeure l’une des productions maraîchères les plus importantes. Selon les statistiques, au Burkina-Faso, la production de tomates est estimée à environ 300.000 tonnes par an.

Le Burkina Faso exporte annuellement plus de 150 000 tonnes de tomate dont 98% exportés frais, essentiellement vers les pays côtiers dont le Bénin qui produit environ 20.000 tonnes chaque année. Le Ghana qui accueille à lui seul près de 80 000 tonnes, reste le principal pays de destination.

Il faut également mentionner que le Ghana est le premier consommateur de tomates fraîches en Afrique et le deuxième au monde. Le Ghana consomme chaque année plus de 100 000 tonnes métriques de concentré de tomates pour un coût de plus de 100 millions de dollars.

Par Abdul Wahab ADO

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