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Tous coupables

Tout a basculé le 1er avril 2019. Ce jour-là, les présidents des institutions de la République ont décidé et maintenu le scrutin au 28 avril 2019. Joseph Djogbénou, Adrien Houngbédji, Adam Boni Tessi… face à Patrice Talon que pouvaient-ils faire ? Vaillance, crânerie, bravoure, intrépidité… n’étant plus de leurs ressorts, ils ne pouvaient rien. Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Ils étaient huit invités de Patrice Talon à la Marina le 1er avril dernier pour le requiem de la démocratie béninoise.. Et tout s’est passé, et très bien passé dans une synergie institutionnelle en octogone antidémocratique. Résultat, ils ont tous succombé à la tentation. Que pouvaient-ils faire ce jour-là ? Un Joseph Djogbénou par exemple ? Dire non à Patrice Talon ? Tout le monde sauf lui. Il respire Patrice Talon, jusqu’aux os. Et comme un filleul ne dit jamais « NON » à son parrain, il a donc l’excuse d’avoir choisi ses intérêts au détriment de la démocratie.

Ousmane Batoko, son cas est encore plus critique. Quant à lui, il doit tout à Mathieu Kérékou. Et dans une certaine mesure, s’il est président de la Cour suprême, il est redevable à Boni Yayi. Mais contre toute attente, il a lâché le chantre du ‘’Changement’’ au profit de celui de la ‘’Rupture’’. Alors ‘’courage révolutionnaire’’ n’est plus son leitmotiv. L’eau a coulé sous les ponts de ce ‘’vieux marxisant’’.

Augustin Tabé Gbian. On avait cru qu’il pouvait avoir la vaillance face à Patrice Talon. Et pour cause. Entre les deux hommes, un froid avait régné. En effet, le 04 avril 2017, si la première tentative de la révision de la Constitution avait marché, Patrice Talon devrait le vider. Mais Le président du Conseil économique et social en tant que élément de la fratrie Gbian ne peut trop fait le dos rond devant Talon. Son frère ainé, Robert Gbian, est toujours en sursis.

Qu’en est-il de la présidente de la Haute cour de justice ? Cécile de Dravo épouse Zinzindohoué a été désignée par Patrice Talon puis élue présidente de la Haute cour de justice. Tout cela suite aux oripeaux de la Renaissance du Bénin. Elle ne peut donc jamais dire avec crânerie à Patrice Talon «NON».

Et voilà comment les béninois qui étaient prêts pour ramener la normalité démocratique suite aux assauts d’un régime en déphasage avec leurs réalités contraints de déchanter. …

Car les prochaines élections ne vont plus consacrer la libération du Parlement vassalisé. Le régime dit de la ‘’Rupture’’ le sait et a décidé de procéder à un coup de force en écartant tous les Partis favoris.

Et comme on le voit, les présidents des institutions en dépit de la séparation des pouvoirs, ont préféré leurs privilèges et ne peuvent donc pas s’opposer à un Patrice Talon. Surtout que celui-ci a appris à jouer depuis son jeune âge au jeu d’échec.

La suite, on la connait, tout ce beau monde qui était à la présidence de la République a pu participer à l’absoute et à l’enterrement de la démocratie béninoise comme auteurs ou complices de ce coup de force inédit dans les annales du Bénin.

Par Titus FOLLY

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